La règle du F16

De quoi parle t‘on finalement ? On en entend souvent parler de ; Est-ce si compliqué que cela à
utiliser ? Est-ce vraiment efficace ? Comment faire pour l’utiliser ?
Que de questions n’ai-je entendu sur cette fameuse règle et surtout que signifie-t-elle ?
Nous sommes tous habitués de par nos appareils photo numériques a utiliser un posemètre intégré
qui calcule pour nous une exposition juste, correcte, précise, avec possibilité de choisir la zone
exposée et même pour certains, à avoir plusieurs modes d’exposition (spot, pondéré, etc…)
Ce qu’il faut savoir, c’est que du temps de l’argentique, seuls les appareils plus ou moins évolués
disposaient d’un posemètre intégré. On appelle cela une cellule. A contrario ce qu’il faut savoir,
c’est qu’il existe une multitude d’appareils photo argentique qui ne disposent pas d’une cellule
intégrée.
Alors dans ce cas comment faire ?
Les plus chanceux auront alors à leur disposition une cellule à main. Mais sans cellule comment faire pour obtenir une exposition correcte ? C’est là que la règle dite des F16 (ou en anglais, Sunny F16), entre en jeu et montre tout sa puissance.

Le postulat est ultra simple je le rappelle ici :
A xxx ASA, en plein soleil , en fermant le diaphragme de son appareil photo à F16, une exposition correcte est obtenu a la vitesse de 1/xxxASA.

Exemple pratique :
« A 400 ASA, à F16 en plein soleil la vitesse sera de 1/400ème »

Facile non ?
En fait, ce qu’il faut alors connaître, c’est les différentes conditions de lumière et leur associer un
diaphragme.

 

Conditions de lumièreOuverture
Rue de nuit avec néons1,2
Salle de sport1,4
Lumière des néons en intérieure1,8
Coucher de soleil/jour pluvieux2
Sujet dans l’ombre2,8
Nuageux, pas d’ombre4
Nuageux avec ombre à peine visible5,6
Nuageux avec ombre dure6,3
Ensoleillé, ombre douce8
Ensoleillé, ombre dure11
plein soleil sans ombres16
Neige ou sable22

 

On s’y fait très vite, surtout en extérieur, cela devient plus coriace en lumière de nuit ou en intérieur,
là il faut aussi jouer avec la sensibilité de vos films. C’est ce que je fais régulièrement, et
j’avoue ne pas trop me planter.

Voici un second tableau qui devrait vous être utile avec diverses sensibilités de films.

Sensibilité3200 Iso1600 Iso800 Iso400 Iso200 Iso100 Iso
Condition de lumièreOuverture
Plein soleil sans ombref/161/3200s1/1600s1/800s1/400s1/200s1/100s
Ensoleillé, ombre duref/111/1600s1/800s1/400s1/200s1/100s1/50s
Ensoleillé, ombre doucef/81/800s1/400s1/200s1/100s1/50s1/25s
Nuageux avec ombre duref/6.31/400s1/200s1/100s1/50s1/25s1/10s
Nuageux avec ombre légèref/5.61/200s1/100s1/50s1/25s1/10s1/5s
Nuageux pas d’ombref/4.01/100s1/50s1/25s1/10s1/5s1s
Sujet dans l’ombref/2.81/50s1/25s1/10s1/5s1s2s
Couché de soleil / jour pluvieuxf/2.01/25s1/10s1/5s1s2s4s
Lumière des néons en intérieurf/1.81/10s1/5s1s2s4s8s
Salle de sportf/1.41/5s1s2s4s8s16s
Rue de nuit avec néonsf/1.21s2s4s8s16s32s

En vert ce sont les vitesses qui sont praticables a main levée, en  orange il vous faudrait un monopod ou un appui sommaire.

En rouge le trépied est indispensable, mais c’est dans ces conditions du sauvetage car avec de tel vitesses on est plus dans la pose longue de nuit, auquel cas tout comme  numérique il vaut mieux utiliser des films a très basse sensibilité.

Quelques photos pour illustrer ce que je viens de vous présenter.

Comme je l’écrivais en Juillet 2010 au moment ou je prenais ma première photo avec un lubitel

« Voici la toute première photo issue du Lubitel 166B que m’a gentiment confié mon ami Helder Vinagre , celui ci avait laissé son 6×6 dans un carton pendant plusieurs années, il m’a donc proposé de lui faire prendre l’air. Helder merci à toi.   »

On se retrouve donc ici avec un moyen format argentique, de la pellicule HP5 400 ASA, un objectif 75mm équivalent 40mm en 24×36 et sans posemètre.

Je me suis donc basé pour l’exposition sur la règle dite « sunny F16. »

Donc pour cette première session j’étais à F16 et 1/250eme »

 

Le jeune fille sous l’arbre

Le jeune fille sous l'arbre

 

Une autre içi prise avec un Hasselblad 500C – Objectif Distagon 50mm – Film Ilford HP5 400 ASA – F4 et 1/60eme

Le bar

Le Bar

6 Des réflexions sur “La règle du F16

  1. Bonjour Esteban

    Votre remarque me parait censé, mais attention dans le tableau que je donne il y a aussi les conditions de lumière qui changent.
    Donc oui vous avez raison à conditions de lumière constante, par exemple en plein soleil, dans le cas que vous citez.
    Mais des que la lumière diminue, et c’est les exemples que je donne dans le tableau, l’ouverture n’est plus la même.
    Si je suis votre raisonnement qui est juste, je devrais présenter un tableau complet pour chaque condition de lumière avec toutes les ouvertures possible.

  2. Bonjour,
    Je viens de lire votre article avec attention.
    Cependant, sauf erreur de ma part, votre tableau de calcul n’est il pas inversé ?
    Vous écrivez : 400iso : F16 -> 1/400
    On est d’accord ! Mais ensuite, vous écrivez : 400iso : F11 -> 1/200
    Ne serait-ce pas plutôt : 400iso: F11 -> 1/800 ?
    En effet, on ouvre d’un stop le diaphragme donc pour garder une exposition juste il faut diminuer le temps de pose d’un stop. Non, je me trompe ?

  3. ou encore comme on le trouvait sur les boites :

    100 ASA, F:8, 125 pour le plein Soleil…
    je vous laisse vérifier par rapport à la règle F:16 .. 😀

    Merci Laurent

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*